Globalement, les études montrent que les kinésithérapeutes considèrent la prévention comme une partie centrale de leur métier, pas comme un “bonus” facultatif. En France, c’est même inscrit noir sur blanc : la définition légale de la masso-kinésithérapie place la promotion de la santé et la prévention au même niveau que le traitement des pathologies et le bilan diagnostique.
Dans les enquêtes menées auprès de kinés/physios, plus de 90 %
déclarent que la promotion de l’activité physique et des modes de vie sains fait explicitement partie de leur rôle, et autour de 95 % disent réaliser des actions de prévention (conseils sur l’exercice, le poids, l’alimentation, le tabac, le sommeil…) dans leur pratique quotidienne. MDPI+2Academia+2 Les revues de littérature confirment qu’ils se voient comme des acteurs clés de la prévention des maladies chroniques et de la sédentarité, mais que cette ambition se heurte à des freins récurrents : manque de temps en séance, d’organisation, de formation spécifique et de modèles économiques adaptés. ScienceDirect+1
En France, les travaux sur la prévention des chutes et le “bien vieillir” montrent déjà une forte appétence des kinés pour le dépistage de la fragilité, la prévention des chutes et le maintien de l’autonomie, même si ces actions restent encore insuffisamment structurées et valorisées. ScienceDirect+1
Dit autrement : les kinés croient profondément à la prévention, la pratiquent déjà au quotidien, mais n’ont pas encore l’écosystème (temps, outils, rémunération) à la hauteur de leurs convictions. C’est exactement là qu’un réseau structuré “Kinés Certifiés Prévention” peut venir combler le gap.